Au Bon Zinc · Guide
12 cafés et bistrots au comptoir en zinc à Paris
Août 2026 · 12 adresses vérifiables · Mis à jour
Vous cherchez un vrai café de comptoir à Paris, pas une reconstitution, pas un décor de film, mais un zinc authentique où l'on pose son coude et commande un crème debout ? Ce guide recense douze établissements réels, documentés dans la presse ou classés aux Monuments Historiques, qui ont su garder leur comptoir en zinc intact. Des adresses vérifiables, avec leurs histoires.
Le Bistrot du Peintre, 116 avenue Ledru-Rollin
116 avenue Ledru-Rollin, 75011 Paris
Ouvert en 1902 au cœur du quartier de la Bastille, le Bistrot du Peintre est l'un des bistrots Art Nouveau les mieux préservés de Paris. Sa façade et son intérieur sont classés aux Monuments Historiques : boiseries, sol en mosaïque, miroirs, luminaires et banquettes d'époque ont survécu à plus d'un siècle de service. Le zinc lui-même a connu une restauration, mais l'esprit Art Nouveau de la salle reste intact, c'est l'un des rares lieux à Paris où le bar et le décor parlent encore le même langage depuis 1902.
Le Chardenoux, 1 rue Jules Vallès
1 rue Jules Vallès, 75011 Paris
Ouvert en 1908, Le Chardenoux est officiellement classé monument historique, l'un des derniers bistrots parisiens authentiques à bénéficier de cette protection. Son zinc sinueux Belle Époque, ses carrelages au sol et au plafond, ses miroirs gravés et ses chaises Thonet forment un décor d'une cohérence remarquable. Aujourd'hui aux mains du chef étoilé Cyril Lignac, la cuisine a gagné en ambition sans que le cadre ne perde une once de son caractère. Le zinc reste la pièce centrale de la salle.
Le Cochon à l'Oreille, 15 rue Montmartre
15 rue Montmartre, 75001 Paris
Fondé en 1905 dans l'ancien quartier des Halles, le Cochon à l'Oreille est souvent décrit comme l'un des plus beaux bars de Paris. Son décor Belle Époque est exceptionnel : faïences polychromes représentant les scènes des anciennes Halles de Paris tapissent les murs du sol au plafond, encadrant un zinc de café authentique. L'endroit est minuscule et chaleureux, animé d'une clientèle de quartier fidèle. En cuisine, le chef Teodore Apostolski apporte une touche gastronomique à la tradition bistrotière. Un lieu qui cumule histoire des Halles et vraie patine.
La Palette, 43 rue de Seine
43 rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert en 1902 dans le cœur de Saint-Germain-des-Prés, La Palette est l'un des cafés les plus photographiés de Paris, pour de bonnes raisons. Son décor d'époque, ses palettes de peintres accrochées aux murs et son comptoir en zinc irréprochable ont traversé plus d'un siècle sans que les habitués n'aient besoin de changer leurs habitudes. Picasso, Braque, Cézanne auraient fréquenté les lieux ; les beaux-arts voisins continuent d'envoyer leur clientèle. C'est un café qui a refusé de devenir musée tout en restant toujours le même.
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Allard, 41 rue Saint-André des Arts
41 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris
Fondé en 1932 par Marthe Allard, paysanne bourguignonne venue porter ses recettes familiales à Paris, Allard est l'archétype du bistrot parisien de tradition. L'adresse est reprise depuis par le groupe Alain Ducasse, mais le décor est resté fidèle à lui-même : salle à l'étroit, banquettes, et surtout ce bar en zinc derrière lequel les miroirs multiplient la pièce. Le Guide Michelin y voit « an authentic Parisian bistro ». La musique des années 1930 complète l'atmosphère.
Le Rubis, 10 rue du Marché Saint-Honoré
10 rue du Marché Saint-Honoré, 75001 Paris
Le Rubis est l'un des rares bars à vin du 1er arrondissement à avoir conservé l'âme d'un vrai café de comptoir. Son zinc typique, son décor années 1950-1960 et son ambiance sans chichi en font une adresse de quartier pour les habitués qui viennent boire un verre de beaujolais debout, jambon et cornichons sur le comptoir. Les habitués y arrivent dès l'ouverture, le vin est sélectionné avec soin, les prix restent honnêtes. Le genre d'endroit que les guides oublient et que les Parisiens gardent pour eux.
Le Square Trousseau, 1 rue Antoine Vollon
1 rue Antoine Vollon, 75012 Paris
Face à un square arboré du 12e arrondissement, Le Square Trousseau abrite l'une des salles Belle Époque les mieux conservées de Paris : zinc, plafonds moulurés, sol en mosaïque, le tout dans un état de préservation qui a séduit plusieurs équipes de cinéma. L'adresse a servi de décor dans plusieurs films français, dont Paris je t'Aime. Ce n'est pas un musée, la cuisine est sérieuse et la clientèle du quartier y déjeune depuis des décennies. Le zinc est ici un meuble vivant, pas un décor figé.
Chez Jeannette, 47 rue du Faubourg Saint-Denis
47 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris
Dans cette rue animée du 10e arrondissement, Chez Jeannette est l'un des derniers cafés de boulevard à avoir conservé son décor Belle Époque quasiment intact. Lambris, miroirs dorés, moulures au plafond, et bien sûr le comptoir en zinc qui court toute la longueur de la salle, le lieu dégage une atmosphère à la fois populaire et élégante. Ouvert tous les jours de 8 h à 2 h du matin, c'est l'adresse du quartier pour le café du matin, le verre du soir et tout ce qui se passe entre les deux. Une institution discrète dans un quartier en pleine mutation.
Poulette, 3 rue Étienne Marcel
3 rue Étienne Marcel, 75001 Paris
L'histoire de Poulette est celle d'un sauvetage. Lorsque les restaurateurs Mélodie et Antoine Goldschmid reprennent ce local des Halles, ils découvrent sous des décennies de crasse des carrelages Art Nouveau extraordinaires datant de 1906, du sol au plafond. Le zinc classique est également restauré dans le cadre du chantier. Ce qui aurait pu n'être qu'une façade rétro est devenu un vrai bistrot de quartier, avec une carte bio-vivante et des cocktails inventifs, le zinc comme point de départ, pas comme costume.
Le Pure Café, 14 rue Jean Macé
14 rue Jean Macé, 75011 Paris
Le Pure Café fait partie de ces adresses qui n'ont pas besoin d'être connues pour être justes. Tabliers d'époque sur les serveurs, enseigne peinte, zinc accrocheur qui semble sorti d'un roman de Simenon, tout ici respire le vrai café parisien de quartier. C'est d'ailleurs ici que le cinéaste Richard Linklater a choisi de faire parler Julie Delpy et Ethan Hawke dans Before Sunset (2004), l'un des films de la trilogie Before. Un zinc qui a existé bien avant le film, et qui continue après.
Café le Louis Philippe, 66 quai de l'Hôtel de Ville
66 quai de l'Hôtel de Ville, 75004 Paris
Face à la Seine et à l'Île Saint-Louis, le Café le Louis Philippe est décrit par BonjourParis comme « the epitome of the real Paris zinc », l'incarnation même du zinc parisien. Sa décoration d'époque date de 1810, ce qui en fait l'une des plus anciennes de cette liste. La terrasse couverte permet d'être dehors sans sacrifier l'ambiance. C'est le genre d'endroit dont les habitués ne parlent pas trop, de peur que la foule l'abîme.
Le Progrès, 1 rue de Bretagne
1 rue de Bretagne, 75003 Paris
Dans le Nord Marais, Le Progrès occupe un angle de rue animé du 3e arrondissement, à quelques pas du marché des Enfants-Rouges. La brasserie possède un vrai zinc et, détail rare à Paris, un comptoir de bureau de tabac avec sa vitrine à cigares, le genre de double usage qui rappelle que le bistrot parisien était autrefois un commerce central autant qu'un lieu de vie. L'atmosphère est vivante, le quartier fidèle, et le zinc ne fait pas semblant.
Pourquoi le zinc ?
Depuis le XIXe siècle, le zinc galvanisé s'est imposé comme le revêtement standard des comptoirs de cafés et bistrots français. Imperméable, résistant, facile à nettoyer d'un coup d'éponge, il répondait à une logique pratique autant qu'esthétique. Émile Zola le décrivait déjà dans Le Ventre de Paris (1873) comme une surface au « reflet de soie, une nappe de métal, comme un grand autel recouvert de ses broderies ».
Pendant l'Occupation, nombre de comptoirs ont été fondus pour alimenter l'industrie de guerre nazie. Ceux qui ont survécu sont devenus rares. Aujourd'hui, certains établissements font fabriquer de nouveaux zincs par des artisans spécialisés, comme les Ateliers Nectoux, pour renouer avec cette tradition. Les adresses de cette liste, elles, ont gardé ou restauré l'original.
Questions fréquentes
Où boire un café au comptoir authentique à Paris ?
Pour boire un café debout au zinc comme dans les vieux films français, rendez-vous au Cochon à l'Oreille (15 rue Montmartre, 75001), au Bistrot du Peintre (116 av. Ledru-Rollin, 75011), au Café le Louis Philippe (66 quai de l'Hôtel de Ville, 75004) ou à La Palette (43 rue de Seine, 75006). Ce sont des établissements avec un comptoir en zinc authentique, certains classés aux Monuments Historiques.
Quels sont les plus beaux bistrots parisiens avec comptoir en zinc ?
Les bistrots parisiens réputés pour leur zinc exceptionnel sont : Le Chardenoux (classé monument historique, 11e), Le Bistrot du Peintre (Art Nouveau 1902, 11e), Le Cochon à l'Oreille (faïences des Halles, 1er), La Palette (Saint-Germain, depuis 1902), Allard (repris par Ducasse, 6e) et Le Square Trousseau (salle Belle Époque, 12e).
Pourquoi les comptoirs de bistrots parisiens sont-ils en zinc ?
Depuis le XIXe siècle, le zinc galvanisé s'est imposé comme revêtement standard des comptoirs de cafés français. Imperméable, résistant et facile à nettoyer, il répondait à une logique pratique. Pendant l'Occupation, de nombreux comptoirs ont été fondus pour l'industrie de guerre nazie, ce qui rend les zincs authentiques encore plus rares et précieux aujourd'hui.
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